La charte Mouvement pour l'Alsace

De mars 2017 à décembre 2019, dans cinq sondages réalisés par les instituts CSA, BVA et IFOP, les citoyens d’Alsace ont dit, à une très forte majorité, qu’ils veulent retrouver une collectivité territoriale de niveau régional avec des compétences étendues et qu’ils rejettent l’intégration imposée dans le Grand Est, structure totalement artificielle. Nous avons entendu cette revendication.

L’Alsace est, par sa géographie et son histoire, l’une des plus anciennes régions d’Europe. Elle a été supprimée des cartes administratives et politiques de la France d’un trait de plume en 2015. Parce que c’est la volonté de la grande majorité des Alsaciennes et des Alsaciens, nous demandons qu’elle soit rétablie comme collectivité territoriale à statut particulier sur la base de l’article 72 de la Constitution, seule option réaliste et démocratique.

L’Alsace Nouvelle intégrera les deux conseils départementaux dans une structure unifiée, ce qui est déjà acquis par la loi relative à la Collectivité européenne d’Alsace qui entrera en vigueur au 1er janvier 2021. Il faut aller plus loin en lui accordant également les attributions d’une région, notamment dans les domaines stratégiques comme le développement économique, les infrastructures, l’enseignement et la culture.

L’appartenance durable au Grand Est est incompatible avec une grande ambition pour l’Alsace. Forte de sa position géographique et des atouts que lui procure son héritage culturel et linguistique rhénan, elle doit devenir la vitrine européenne de la France en assumant sa personnalité et en exprimant son génie de l’ouverture et de l’innovation, en coopération avec les riches et puissantes régions voisines de Suisse et d’Allemagne. Elle respectera aussi la diversité de l’espace régional en accordant une place déterminante aux organismes de coopération intercommunale.

Le Mouvement Pour l’Alsace, qui s’est constitué en association le 12 janvier 2019, a pour objet unique d’œuvrer en vue de la création de cette Alsace Nouvelle ayant à la fois les compétences d’une région et des départements ainsi que des pouvoirs additionnels transférés par l’Etat. Il demande aussi que s’y trouvent l’ensemble des services de l’Etat en région, notamment en matière de santé (ARS) et d’éducation (Rectorat).

Le MPA se donne pour objectif de rassembler tous ceux qui, sans distinction d’origine et de conviction, veulent agir pour la réussite de ce projet.