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La bataille d’Alsace est engagée

La bataille d’Alsace est engagée

La bataille d’Alsace est engagée
Et elle sera gagnée, parce que nous avons le peuple et la raison de notre côté.
Une lettre adressée au Président de la République le 25 avril par 36 maires et présidents d’intercommunalités explique que la région Grand Est (GE) a dorénavant trouvé sa place et lui demande de s’opposer à toute tentative de redécoupage. C’est ce qu’Emmanuel Macron a répondu à ceux qui, le 26 avril, l’ont questionné sur ce sujet. Il avait probablement cette lettre à l’esprit et s’imaginait que l’idée avait suffisamment de soutiens. En effet, sept maires de communes alsaciennes ont co-signé le document, dont les maires de Strasbourg et Mulhouse, ainsi que la présidente de l’Eurométropole. D’autres signataires, qui sont déjà conseillers régionaux dans la majorité de Franck Leroy, n’ont surpris personne. Diviser pour régner est une méthode éprouvée.
Le MPA, dont l’objet unique est le rétablissement d’une région Alsace, n’accueille naturellement plus dans son Conseil d’Administration une élue qui a signé cette lettre. Face à cette offensive de la Région, il rappelle les points suivants.
Si les grandes régions fonctionnent, de façon coûteuse et compliquée, dans leur dimension bureaucratique, elles sont politiquement ingouvernables car il est impossible aux 169 conseillers régionaux de se prononcer utilement sur des questions concernant des territoires qu’ils ne connaissent pas. Il n’existe aucune démonstration des bénéfices qu’apporterait la grande taille. L’évaluation objective que le MPA a demandée a été refusée par l’Etat. Des explications données par de hauts responsables ont été qu’ils savent très bien quels en seraient les conclusions, mais qu’ils ne veulent pas toucher aux méga-régions et corriger l’erreur !
Le sabotage du processus de création d’une Ligue d’Alsace de Football, engagé sur la base de la loi de 2019 créant la Collectivité Européenne d’Alsace (CEA), illustre le mépris avec lequel nos intérêts sont traités. Des manœuvres contraires aux textes, néanmoins soutenues par la ministre des Sports, ont fait rejeter, par un simple avis, en mars 2024, la demande faite à la quasi-unanimité par les sportifs alsaciens, alors qu’au printemps 2024 elle avait été formellement acceptée. La banale réalité est qu’on veut garder dans le GE le pactole que représentent les cotisations des 80 000 licenciés alsaciens. Le président du GE s’en est d’ailleurs immédiatement félicité.
Les motivations des élus champardennais et lorrains, qui ont signé la lettre du 25 avril, sont de la même inspiration. En effet, les seuls résultats avérés de l’agrandissement des régions a été un puissant effet de péréquation financière au détriment de l’Alsace et la délocalisation de dizaines (entre 60 et 80) sièges d’institutions de Strasbourg vers d’autres métropoles. Voilà ce qu’on veut conserver.
Il est dès lors surprenant que des élus alsaciens aient signé cette demande et accepté qu’y figure cette formule risible et d’une parfaite hypocrisie que le Grand Est « porte Strasbourg» en tant que siège d’organisations européennes. Au contraire, les observateurs internationaux voient le déclassement de Strasbourg, devenue chef-lieu administratif d’un espace sans identité, au nom intraduisible et qui a perdu une énorme substance dans des domaines importants : santé, enseignement, ordres professionnels, organismes économiques et sportifs. Le MPA a fait du rétablissement de la Région Alsace, et donc de sa capitale emblématique, un argument majeur auprès de la Mission Woerth. Est-ce à cela qu’on a voulu répondre ?
Les citoyens, juges souverains en matière politique, apprécieront. Ils le feront déjà de manière cinglante aux prochaines élections. La défense du Grand Est vaut-elle pareil gâchis ?

Contact SG MPA 06 08 77 33 24

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